Le temps qui passe apporte une touche comique à ce qui naguère était dramatique.

À lire aussi de Albert Espinosa

J'ai toujours pensé qu'une part de nos cauchemars, de nos problèmes et de nos rêves est blottie au coeur de nos oreillers. Voilà pourquoi nous les enveloppons dans des taies : pour ne pas voir les traces de notre vie.
Tout petit déjà, je pensais que dormir éloigne du monde, rend invulnérable à ses attaques. Seuls les gens éveillés, ceux qui ont les yeux grand ouverts peuvent se faire attaquer. Nous qui disparaissons dans notre sommeil, nous sommes inoffensifs.
Mettre un point final, disait-elle, ça facilite la vie. Les points de suspension, en revanche, ça rend intelligent.
Parfois, la vie trouve la solution à nos problèmes sans rien nous demander en échange.
L'opinion la plus répandue est que nous ne pourrons jamais voyager dans le futur : moi, en revanche, je crois qu'on le fait chaque nuit. On dort et, à notre réveil, il s'est passé des choses incroyables : des traités ont été signés, les valeurs boursières ont changé, des couples se sont séparés, des gens sont tombés amoureux à l'autre bout de la planète, là où la vie continue...
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Dans la même œuvre

Aimer se conjugue seulement au passé. J'ai aimé... Etre amoureux, c'est le présent. Aimer c'est le passé.
Dans la vie, certaines personnes nous nourrissent, nous aiment, et on a tellement besoin d'elle que, quand on les perd, nul ne peut combler ce vide.
Le bonheur n'existe pas, [...]. La seule chose qui compte, c'est d'être heureux chaque jour.
Oublier de rire : une erreur impardonnable, quel que soit l'âge.
Il y a des personnes qu'il suffit de voir pour se sentir comblé. On n'a besoin de rien d'autre. Elles nous donnent de l'énergie.