Le rire comme l'amour sont deux phénomènes irrationnels et fugitifs.

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Elle n'était pas le genre de filles à lui rappeler qu'il y avait tant d'autres lieux qui étaient encore réservés aux hommes – les lieux de pouvoir, notamment ; elle appartenait à cette catégorie de femmes qui ne remettaient jamais en cause l'empire viril, celles qui avaient fait le choix de la collaboration masculine et décidé que leur ascension se ferait grâce aux hommes et non pas contre eux.
Dans une démocratie, tu peux te moquer des vivants, pas des morts. Dans une dictature, c'est l'inverse.
Etre amoureux, c'était comme tenir un serpent contre soi, vivre dans la peur d'être mordu, dévoré, tué.
C'était ça, le véritable amour : être présent à l'heure du déclin quand on avait tout connu et tout aimé d'un être.
La maladie est la zone d'ombre de la vie, un territoire auquel il coûte cher d'appartenir. En naissant, nous acquérons une double nationalité qui relève du royaume des bien portants comme de celui des malades. Et bien que nous préférions tous présenter le bon passeport, le jour vient où chacun de nous est contraint, ne serait-ce qu'un court moment, de se reconnaître citoyen de l'autre contrée.
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L'amour s'ennuie vite. Il veut du beau, du neuf. C'est un enfant pourri. Et il se lasse. L'amour est la première révolution sociale, il profite à toutes les classes, mais comme tous les régimes révolutionnaires, il finit souvent en dictature.
Les femmes sont comme les cartes, on doit en prendre plusieurs avant de tomber sur la bonne.