Le passé est un fardeau. A quoi bon se souvenir si on ne peut rien changer ?

À lire aussi de Elif Shafak

Ce doit être un immense soulagement, et une échappatoire facile, de penser que le diable est toujours hors de nous.
Les gens peuvent parfois prendre plaisir à des choses dont ils savent pertinemment qu'elles ne servent à rien.
Toute doctrine crée son opposition. Là où il y a beaucoup de saints, il y a forcément beaucoup de pêcheurs !
Est, ouest, sud ou nord, il n'y a pas de différence. Peu importe votre destination, assurez-vous seulement de faire de chaque voyage un voyage intérieur. Si vous voyagez intérieurement, vous parcourrez le monde entier et au-delà.
Comme tous les exclus, elle s'apercevrait bientôt qu'elle n'était pas seule. Dans une classe il y en a toujours quelques-uns qui, pour diverses raisons, sont en décalage avec la majorité. Ils se reconnaissent entre eux immédiatement. Il faut un intouchable pour en déceler un autre. Mais ses véritables compagnons restaient les livres; l'imagination était sa demeure, son pays, son refuge, son exil.
Toutes les citations de Elif Shafak →

Dans la même œuvre

Donner un droit de vote égal aux ignorants, c’est comme offrir des allumettes à un gamin. La maison risque de bruler.
L’athéisme est un conte de fées pour ceux qui ont peur de la lumière.
Même dans les mariages heureux et les carrières réussies, il y a toujours un doute. On ne peut pas s’empêcher de se demander à quoi nos vies auraient ressemblé si nous avions choisi un autre chemin – ou des chemins, toujours au pluriel.
Le problème aujourd'hui, c'est que le monde attache plus de valeur aux réponses qu'aux questions. Mais les questions devraient compter bien davantage ! Je crois au fond que je veux faire entrer le diable à l'intérieur de Dieu et Dieu à l'intérieur du diable
En outre, même si sa vie en dépendait, elle ne pouvait pas se faire aux réactions hostiles à la lecture. Dans divers coins du monde, on est ce qu'on dit et ce qu'on fait, mais aussi ce qu'on lit; en Turquie, comme dans tous les pays hantés par les problèmes d'identité, on se définit, d'abord, par ce qu'on rejette. Apparemment, plus les gens s'en prenaient à un auteur, moins ils avaient lu ses livres.