L'amour est un philtre qui rapproche ce qui est lointain et rend possible l'impossible. Un philtre qui, en une seule prise, nous fait adorer ce que nous avons abhorré, nous rappelle une par une nos bravades et nous fait ravaler nos grandes théories, qui nous ébranle dès qu'il nous saisit au poignet et ne lâche plus prise dès lors qu'il nous tient.
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Donner un droit de vote égal aux ignorants, c’est comme offrir des allumettes à un gamin. La maison risque de bruler.
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À lire aussi de Elif Shafak
Je ne suis pas un de ces personnages pieux qui passent toute leur vie penchés sur des tapis de prière tandis que leurs yeux et leur coeur restent fermés au monde qui les entoure. Ils ne lisent le Coran qu'en surface. Je le lis dans les fleurs en bouton, dans les oiseaux migrateurs. Je lis le Coran qui respire, caché dans les êtres humains.
Les visages que nous voyons dans le miroir ne sont pas vraiment les nôtres, mais de simples reflets. Nous ne pouvons découvrir notre être véritable qu’à travers le visage de l’autre.
Ses vingt-quatre années d'enseignement l'avaient rendue maîtresse dans l'art d'apporter des réponses, mais elle était incapable de poser une question.
L’athéisme est un conte de fées pour ceux qui ont peur de la lumière.
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Même dans les mariages heureux et les carrières réussies, il y a toujours un doute. On ne peut pas s’empêcher de se demander à quoi nos vies auraient ressemblé si nous avions choisi un autre chemin – ou des chemins, toujours au pluriel.
Le passé est un fardeau. A quoi bon se souvenir si on ne peut rien changer ?
Le problème aujourd'hui, c'est que le monde attache plus de valeur aux réponses qu'aux questions. Mais les questions devraient compter bien davantage ! Je crois au fond que je veux faire entrer le diable à l'intérieur de Dieu et Dieu à l'intérieur du diable
En outre, même si sa vie en dépendait, elle ne pouvait pas se faire aux réactions hostiles à la lecture. Dans divers coins du monde, on est ce qu'on dit et ce qu'on fait, mais aussi ce qu'on lit; en Turquie, comme dans tous les pays hantés par les problèmes d'identité, on se définit, d'abord, par ce qu'on rejette. Apparemment, plus les gens s'en prenaient à un auteur, moins ils avaient lu ses livres.