Quand tu arrives à la fin du monde, peu importe la route que tu as prise.
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Le monde est un menteur. Sa laideur est partout le peu de beauté qui reste ne fait que rendre les choses plus difficiles.
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Pour moi, l'avenir est aussi flou que le passé. Seul le présent semble m'intéresser, et encore. La mort m'a rendu plutôt zen, en fait.
Elle me fascine, même quand elle ne dit ni ne fait rien.
Dans ma tête, je suis éloquent, je grimpe des échafaudages complexes de mots afin d'atteindre le plafond des cathédrales les plus hautes et y peindre mes pensées. Mais quand j'ouvre la bouche, tout s'écroule.
Ne rien avoir autour de nous, à toucher ou à regarder, aucune ligne de démarcation, juste nous et la gueule avide du ciel. J'imagine que c'est ce que ça fait quand on est mort pour de bon. Le vide, vaste et absolu.
Dans la même œuvre
Pour moi, l'avenir est aussi flou que le passé. Seul le présent semble m'intéresser, et encore. La mort m'a rendu plutôt zen, en fait.
Elle me fascine, même quand elle ne dit ni ne fait rien.
Quand tu arrives à la fin du monde, peu importe la route que tu as prise.
On devrait toujours prendre des photos, même si on n'a pas d'appareil, au moins avec son esprit. Les souvenirs qu'on se fait soi-même, volontairement, sont toujours plus vifs que ceux qu'on enregistre par accident.
C'est là que tout a commencé. C'est là qu'ils nous ont envoyés quand les côtes ont disparu. Quand les bombes sont tombées. Quand nos amis sont morts et se sont relevés pour devenir des étrangers, inconnus, cruels.