Je vois le visage d'Anton Tchekhov : « Le rôle de l'écrivain, dit-il, est de décrire une situation si honnêtement... que le lecteur ne peut plus s'en évader. » Comment suivre ce conseil aujourd'hui ? Je n'ai pas de réponse, seulement une intuition qui bégaye, comme n'importe quelle histoire avant d'être racontée.
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Le fossé qui sépare pauvres et relativement riches devient abyssal. Les contraintes et les recommandations traditionnelles volent en éclats. Le consumérisme consume tout questionnement. Le passé devient obsolète. En conséquence, les gens perdent leur individualité, leur sens de l'identité, et donc cherchent et trouvent un ennemi de manière à se définir eux-mêmes. L'ennemi – quelle que soit son appartenance religieuse ou ethnique – on le trouve toujours parmi les pauvres. C'est là où le schéma circulaire est vicieux.
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L'espoir et l'attente sont complètements différents l'un de l'autre. Au début, je pensais que c'était une question de durée, que l'espoir, c'est attendre quelque chose qui prenait plus de temps. J'avais tort. L'attente vient du corps, tandis que l'espoir vient de l'âme.
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Le sens de l'appartenance à ce qui a été et à ce qui reste encore à venir est ce qui distingue l'homme des autres animaux. Cependant affronter l'Histoire, c'est affronter le tragique. C'est pourquoi beaucoup préfèrent regarder ailleurs
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