Par les livres on apprend l'éternel, l'immuable.
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Le coeur est une petite maison, même pas une maison, une niche, même pas une niche, un abri pour les moineaux. Le coeur n'a qu'une contenance réduite. Une joie qui bat des ailes le remplit tout. Il n'y a plus de place pour autre chose.
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À lire aussi de Christian Bobin
La beauté, le Christ n'en parle jamais. Il ne fréquente qu'elle, dans son vrai nom: l'amour. La beauté vient de l'amour comme le jour vient du soleil, comme le soleil vient de Dieu, comme Dieu vient d'une femme épuisée par ses couches.
Dans les années soixante, l'usine à midi et à six heures, toutes sirènes hurlantes, relâchait ses esclaves.
On ne peut bien voir qu'à condition de ne pas chercher son intérêt dans ce qu'on voit.
L'émerveillement n'est pas l'oubli de la mort, mais la capacité de la contempler comme tout le reste, comme l'amer et le sombre : dans la brûlure d'une première fois, dans la fraîcheur d'une connaissance sans précédent.
Dans la même œuvre
Les livres, pour les effacer, il suffit de ne jamais les ouvrir. Les gens, c'est pareil: pour les effacer, il suffit de ne jamais leur parler.
Dès qu'une femme rêve d'un enfant, Dieu crée un monde miniature à l'intérieur de son ventre: forêts, océans, étoiles, et un bébé au centre, en plein milieu, car à tout spectacle, il faut un spectateur.
J'ai enseigné dix ans, c'est suffisant. Faire trop longtemps la même chose, au même endroit, à la même heure, cela rend vieux.
Rien ne ressemble plus à un père qu'une montagne.