L'amour est une peine à laquelle on n'est jamais condamné à perpétuité.
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Le bon temps, comme l'énergie, ne se stocke pas. Les moments heureux ne sont pas des viatiques pour l'avenir.
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L'arbre du jardin d'Eden aurait dû être un pêcher.
Qui a mis un jour les arbres au garde-à-vous?
Je vis ici au royaume de la prévisibilité. Chaque jour s'écoule, miroir de la veille, esquisse du lendemain. Les variations des heures jouent sur la coloration du ciel, les allées et venues des oiseaux et mille nuances à peine perceptibles.
Il y a des influences intellectuelles semblables aux méduses: corps mou mais longs tentacules.
Dans la même œuvre
L'amour, c'est se rencontrer, se dissoudre, disparaître. - Tu arrêtes, chéri, avec tes aphorismes de paquet de lessive ?
Je n'ai pas de téléphone portable car je trouve d'une insondable goujaterie d'appeler quelqu'un sans lui en demander au préalable l'autorisation par voie de courrier. Je refuse de répondre au drelin du premier venu.
Les gens sont si empressés de briser nos silences... J'aime Degas, lançant c'est donc cela le téléphone ? On vous sonne et vous accourez comme un domestique.
Les sonneries sectionnent le flux du temps, massacrent la pâte de la durée, hachent les journées, comme le couteau du cuisinier japonais le concombre.
L'amour, c'est se rencontrer, se dissoudre, disparaître.