Laissez faire Vénus, elle vous amènera Mars.

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L'univers ne peut donc être un système de lois que si les phénomènes passent à travers le filtre d'une intelligence.
Il est faux de réduire la matière à la représentation que nous en avons, faux aussi d'en faire une chose qui produirait en nous des représentations mais qui serait d'une autre nature qu'elles.
Demandons-nous donc, mes amis, en quoi consiste la politesse vraie : s'apprend-elle comme une leçon ou bien, chez un esprit nourri aux fortes études, ne viendrait-elle pas d'elle-même, se surajouter à tout le reste, comme le parfum à la fleur éclose ?
La conscience éclaire donc de sa lueur, à tout moment, cette partie immédiate du passé, qui, penchée sur l'avenir, travaille à le réaliser et à se l'adjoindre.
Notre durée est irréversible. Nous ne saurions en revivre une parcelle, car il faudrait commencer par effacer le souvenir de tout ce qui a suivi.
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Il est donc vraissemblable que poèmes et fantaisies de tout genre sont venus par surcroît, profitant de ce que l'esprit savait faire des fables, mais que la religion était la raison d'être de la fonction fabulatrice.
Il faut remarquer que la fiction, quand elle a de l'efficace, est comme une hallucination naissante: elle peut contrecarrer le jugement et le raisonnement, qui sont les facultés proprement intellectuelles.
La vie sociale nous apparaît comme un système d'habitudes plus ou moins fortement enracinées qui répondent aux besoins de la communauté.
Tout progrès effectif, dans le domaine de la connaissance comme dans celui de l'action, a exigé l'effort persévérant d'un ou de plusieurs hommes supérieurs.
Chacune de ces habitudes d'obéïr exerce une pression sur notre volonté. Nous pouvons nous y soustraire, mais nous sommes alors tirés vers elle, ramenés à elle, comme le pendule écarté de la verticale.