... la fonction essentielle de l'univers, qui est une machine à faire des dieux.
Agir librement, c'est reprendre possession de soi, c'est se replacer dans la pure durée.
C'est dans le moule de l'action que notre intelligence a été coulée.
Ce que j'appelle «mon présent», empiète tout à la fois sur mon passé et sur mon avenir.
Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d'action.
Il n'y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain.
Il n'y a pas de loi historique inéluctable.
Il y a des choses que l'intelligence seule est capable de chercher, mais que, par elle-même, elle ne trouvera jamais. Ces choses, l'instinct seul les trouverait; mais il ne les cherchera jamais.
Il y aurait un moyen, et un seul, de réfuter le matérialisme: ce serait d'établir que la matière est absolument comme elle paraît être.
Instinct et intelligence représentent deux solutions divergentes, également élégantes, d'un seul et même problème.
L'art vise à imprimer en nous des sentiments plutôt qu'à les exprimer.
L'humanité gémit, à demi écrasée sous le poids des progrès qu'elle a faits. Elle ne sait pas assez que son avenir dépend d'elle.
L'idée de l'avenir est plus féconde que l'avenir lui-même.
L'instinct achevé est une faculté d'utiliser et même de construire des instruments organisés; l'intelligence achevée est la faculté de fabriquer et d'employer des instruments inorganisés.
L'intelligence est caractérisée par une incompréhension naturelle de la vie.
L'intelligence ne se représente clairement que le discontinu.
La conscience est un trait d'union entre ce qui a été et ce qui sera, un pont jeté entre le passé et l'avenir.
La durée est essentiellement une continuation de ce qui n'est plus dans ce qui est.
La morale de l'Evangile est essentiellement celle de l'âme ouverte.
La perception dispose de l'espace dans l'exacte proportion où l'action dispose du temps.
La politesse est la grâce de l'esprit.
La science antique portait sur des concepts, tandis que la science moderne cherche des lois.
La spéculation est un luxe, tandis que l'action est une nécessité.
Le philosophe n'obéit ni ne commande. Il cherche à sympathiser.
Le rire châtie certains défauts à peu près comme la maladie châtie certains excès.
Œuvres de Henri Bergson
Durée et simultanéitéEcrits et parolesEcrits et paroles, Message au Congrès DescartesEcrits et paroles, Message au Congrès Descartes, 1937.Essai sur la signification du comique (1899), Le RireEssai sur les données immédiates de la conscienceEssai sur les données immédiates de la conscience (1889)L'Energie spirituelleL'Energie spirituelle (1919)L'Evolution créatrice (1907)L'Evolution créatrice (1907), IV, l'Existence et le néantLa Pensée et le Mouvant (1934)Le Rire (1899)Les Deux Sources de la morale et de la religionLes Deux Sources de la morale et de la religion (1932)Les Deux Sources de la morale et de la religion (1932), ILes Deux Sources de la morale et de la religion (1932), II, Croyance aux dieuxLettre, à Léon Brunschvicg, 22 février 1927Matière et mémoireMatière et mémoire (1896)