La vraie poésie est plus vraie que la science, parce qu'elle est synthétique et saisit dès l'abord ce que la combinaison de toutes les sciences pourra tout au plus atteindre une fois comme résultat.

À lire aussi de Henri-Frédéric Amiel

Au fond, il n'y a qu'un objet d'études: les formes et les métamorphoses de l'esprit. Tous les autres objets reviennent à celui-là; toutes les autres études ramènent à cette étude.
Chaque paysage est un état d'âme.
Etre patient, sympathique, bienveillant; épier la fleur qui naît et le coeur qui s'ouvre; toujours espérer, toujours aimer, c'est là le devoir.
L'inconstance perd tout, en ne laissant mûrir aucune semence.
Donner du bonheur et faire du bien, voilà notre loi, notre ancre de salut, notre raison d'être, notre phare. Toutes les religions peuvent s'écrouler; tant que celle-là subsiste, nous avons encore un idéal et il vaut la peine de vivre.
Toutes les citations de Henri-Frédéric Amiel →

Dans la même œuvre

Le mariage doit être une éducation mutuelle et infinie.
Le coeur préfère rester concentré sur son sentiment qu'il réchauffe et protège - son bonheur est méditatif, silencieux -, il s'écoute palpiter, il se déguste religieusement lui-même.
On comprend les femmes comme la langue des oiseaux, d'instinct ou pas du tout.
La foi est trop souvent le contraire de la bonne foi, et l'homme de foi ressemble alors à s'y méprendre, à l'homme sans foi.
Temporiser, c'est l'art de la défense; saisir le moment, l'art de l'attaque.