L'excès de la prospérité ou de l'adversité pousse les individus comme les nations à l'immoralité. Ainsi, dans les étangs, les poissons ne s'enfoncent dans la vase que par une chaleur ou par un froid excessif.
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La véritable innocence, semblable à celle de l'enfance, n'existe qu'autant qu'elle s'ignore elle-même.
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À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul
Les songes sont comme les belles-de-nuit, qui ne s'épanouissent que dans les ténèbres et se referment avec l'aurore: un parfum suave et mystérieux est le seul indice qui nous reste de leur apparition fugitive.
La nuit du sommeil est traversée par les insectes luisants des pensées et des rêves.
Dans une grande ville, pour peu qu'on regarde aux fenêtres, on se sent entraîné vers la poésie épique; dans un village, au contraire, on ne composera que des idylles ou des poésies lyriques.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
Dans la même œuvre
Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.