L'excès de la prospérité ou de l'adversité pousse les individus comme les nations à l'immoralité. Ainsi, dans les étangs, les poissons ne s'enfoncent dans la vase que par une chaleur ou par un froid excessif.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

Mourir a quelque chose de sublime. Derrière de sombres et majestueux rideaux, la mort accomplit seule ce prodige mystérieux et travaille pour l'éternité, tandis que les mortels, les yeux humides mais voilés, assistent à cette scène d'un autre monde.
Il n'est point de père qui soit plus ravi d'admiration à la vue du génie de son fils que celui qui lit ses propres ouvrages.
Il est plus facile aux bons de se considérer comme méchants, qu'aux méchants de se regarder comme bons.
La poésie nous métamorphose comme au jour du jugement, en nous glorifiant sans nous changer.
Les vices des femmes sont plus méprisables que ceux de l'homme: les uns ont plus souvent pour cause la faiblesse; les autres, la force.
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Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.