Mourir a quelque chose de sublime. Derrière de sombres et majestueux rideaux, la mort accomplit seule ce prodige mystérieux et travaille pour l'éternité, tandis que les mortels, les yeux humides mais voilés, assistent à cette scène d'un autre monde.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

Rien de plus dangereux que de réconcilier deux personnes, à moins que l'on ne soit soi même l'une des deux; les brouiller est beaucoup plus facile et plus sûr.
Il existe dans la vie un crépuscule entre la joie et la douleur, un vent intermédiaire entre le zéphyr et le maëstral.
La maladie travaille souvent elle-même à un livre; une colique peut renverser tout l'échafaudage d'un optimiste; un estomac embarrassè produit des déclamations brûlantes contre le luxe; et l'acre té du sang aiguise les traits de la satire.
Une préface ne doit être qu'un titre plus long.
Quelques hommes sont aussi libres que Diogène, non quand il est dans son tonneau, mais lorsqu'il le porte.
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Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.