L'amour, l'ivresse, et quelquefois aussi les moments d'enthousiasme que l'aspect d'une belle nature nous inspire, nous font trop aimer ce qui nous plaît et trop haïr ce qui nous déplait.
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Les songes sont comme les belles-de-nuit, qui ne s'épanouissent que dans les ténèbres et se referment avec l'aurore: un parfum suave et mystérieux est le seul indice qui nous reste de leur apparition fugitive.
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À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul
Le peuple est pour un ministre ce qu'un grand capital est aux yeux d'un banquier; une simple abstraction, une quantité algébrique qu'il fait entrer dans ses calculs.
L'amour est comme les oreilles-d'ours, qu'il faut semer sur la neige; le froid lui est également favorable et le fait croître plus vite.
De toutes les vérités, la dernière qu'on reconnaisse, c'est qu'il y a des hommes qu'on ne peut convertir à aucune.
Les derniers et les meilleurs fruits qui ne mûrissent que tard dans une âme ardente et passionnée, c'est la douceur envers la dureté, la tolérance envers l'intolérance, la charité envers l'égoïsme, et l'amour des hommes à l'égard du misanthrope.
Dans la même œuvre
Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.