La solitude est un détachement qui mène à un débordement. Si elle ne fructifie pas, elle n'est qu'isolement.

À lire aussi de Jacqueline Kelen

Il faut un courage constant, une passion tenue -comme on dit d'une note ou d'un pari - pour oser être soi, pour ne pas renier ses valeurs ni ses rêves.
Tout le mal vient du fait que les hommes, dans une très grande majorité, n'ont pas de vie intérieure, et pour cette raison désirent, convoitent, veulent la vie d'autrui.
La voix qui murmure dans la solitude : lève toi, mets-toi en route, va à la rencontre de ton être que tu ne connais pas, que tu préfères ignorer parce que cet état est plus tranquille.
J'en arrive à penser que la vie de couple est réservée aux êtres exceptionnels. L'erreur consiste à croire que ce genre de vie concerne tout le monde.
Permettre l'amitié, c'est renoncer à son pouvoir, oublier sa peur, c'est reconnaitre et aimer l'égalité de l'autre.
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Dans la même œuvre

Le geste naturel au sentiment amoureux est de toucher, de prendre, bientôt d'accaparer. Beaucoup s'imaginent que l'amour va mettre fin à leur solitude alors que c'est la solitude qui permet l'éclosion et la durée de l'amour.
Aimer quelqu'un, c'est honorer sa solitude et s'en émerveiller. En fait, il s'agit de choisir entre devenir un et demeurer unique. Entre l'union (amoureuse, conjugale) et la singularité (forcément solitaire).
L'amour que je ressens pour un être ne met pas fin à ma solitude mais il l'enrichit, l'enchante et la fait rayonner. L'élu, l'être aimé serait paradoxalement celui avec qui j'ai envie d'être seule.
Aimer quelqu'un, c'est honorer sa solitude et s'en émerveiller. En fait, il s'agit de choisir entre devenir un et demeurer unique.
Beaucoup s'imaginent que l'amour va mettre fin à leur solitude alors que c'est la solitude qui permet l'éclosion et la durée de l'amour.