La solitude est un détachement qui mène à un débordement. Si elle ne fructifie pas, elle n'est qu'isolement.
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Tout le mal vient du fait que les hommes, dans une très grande majorité, n'ont pas de vie intérieure, et pour cette raison désirent, convoitent, veulent la vie d'autrui.
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Aimer quelqu'un, c'est honorer sa solitude et s'en émerveiller. En fait, il s'agit de choisir entre devenir un et demeurer unique.
La solitude apprend à aimer. Ce n'est pas l'amour qui brise la solitude, c'est la solitude qui permet l'éclosion et la durée de l'amour. Un amour qui ne soit pas possession de l'autre ou appartenance de l'autre. Un amour qui respecte la solitude de l'autre.
Quand on vit seul, on ne donne pas prise, on ne se situe plus par rapport au général, mais par rapport à l'absolu.
La virilité, c'est aussi ne pas faillir à son destin, ne pas esquiver les grandes rencontres, les grandes épreuves. De même qu'il n'y a pas de virilité sans vertu, il n'y a pas de héros sans éros.
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La solitude est un détachement qui mène à un débordement. Si elle ne fructifie pas, elle n'est qu'isolement.
Le geste naturel au sentiment amoureux est de toucher, de prendre, bientôt d'accaparer. Beaucoup s'imaginent que l'amour va mettre fin à leur solitude alors que c'est la solitude qui permet l'éclosion et la durée de l'amour.
Aimer quelqu'un, c'est honorer sa solitude et s'en émerveiller. En fait, il s'agit de choisir entre devenir un et demeurer unique. Entre l'union (amoureuse, conjugale) et la singularité (forcément solitaire).
L'amour que je ressens pour un être ne met pas fin à ma solitude mais il l'enrichit, l'enchante et la fait rayonner. L'élu, l'être aimé serait paradoxalement celui avec qui j'ai envie d'être seule.
Aimer quelqu'un, c'est honorer sa solitude et s'en émerveiller. En fait, il s'agit de choisir entre devenir un et demeurer unique.