La seule chose qui change quand on a une origine africaine, c'est qu'on est noir, c'est visible. Mais c'est tout.[...] J'ai été élevée dans un « univers 100 % français

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La connaissance des comportements humains que mes filles acquéraient, non dans les livres (elles ne lisaient que des magazines) mais grâce aux feuilletons télévisés, était si fruste, internationale et standardisée qu'elle avait une efficacité certaine dans les situations très communes comme celle-ci. (…) Je constatais avec soulagement qu'elles ne semblaient pas plus émues que si ces faits de leur existence concernaient les personnes qu'elles regardaient maintenant, dans un silence attentif, raconter leurs propres malheurs, dans cette émission de confidences et d'épanchements qu'elles affectionnaient.
Contre la mélancolie, contre les regrets, le bon sens et le cynisme ne peuvent rien.
Les mystères ne sont pas tous douloureux. Il y aussi des mystères heureux !
Ma mère est une femme en vert, intouchable, décevante, métamorphosable à l'infini, très froide et sachant, par la volonté, devenir très belle, sachant aussi ne pas le désirer.
Dans ma vie, l'origine africaine n'a pas vraiment de sens – sinon qu'on le sait à cause de mon nom et de la couleur de ma peau. Bien sûr, le fait d'avoir écrit des histoires où l'Afrique est présente peut paraître contradictoire. Je suis allée deux ou trois fois en Afrique, c'est un lieu qui m'intrigue, me fascine aussi, car je sens que j'y suis radicalement étrangère.
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Dans ma vie, l'origine africaine n'a pas vraiment de sens – sinon qu'on le sait à cause de mon nom et de la couleur de ma peau. Bien sûr, le fait d'avoir écrit des histoires où l'Afrique est présente peut paraître contradictoire. Je suis allée deux ou trois fois en Afrique, c'est un lieu qui m'intrigue, me fascine aussi, car je sens que j'y suis radicalement étrangère.
J'ai souvent rencontré des Français qui ont été élevés en Afrique et qui sont plus africains que moi. Alors qu'eux, en Afrique, dans le regard des autres, ils restent étrangers… Ironiquement, c'est en France que je peux paraître étrangère.
Ma relation à l'Afrique est un peu rêvée, abstraite, au sens où l'Afrique, dans ma tête, est plus un songe qu'une réalité. En même temps, je suis attirée, incontestablement, mais de manière contradictoire, parce que j'aurais pu sans peine faire des voyages plus fréquents là-bas. Mais il y a peut-être de ma part une sorte de crainte, je ne sais pas précisément de quoi