La royauté se forge dans le ventre des femmes, mais le pouvoir qu'elle confère revient aux hommes.

À lire aussi de Léonora Miano

Notre valeur ne réside pas dans les métaux du sous-sol auxquels d'autres ont donné une importance que nous ne comprenons toujours pas, que nous ne savons ni cerner, ni exploiter pour le bien commun. Ils en fixent le prix et nous l'acceptons parce que cela ne signifie rien pour nous. Ils nous dupent peut-être, mais nous les laissons faire, toujours inaptes à décider quoi que ce soit pour nous-mêmes.
Depuis sa fondation, la devise du clan dit : Je suis parce que nous sommes.
Où aller en partant de nulle part ?
Je crois à l'authentique plaisir de vivre l'alternance de la mélancolie et de la joie, et je crois que la misère est une circonstance, non pas une sentence.
Nous vivons tous avec des épines dans le corps. Il suffit de savoir comment se mouvoir, pour qu'elles n'atteignent jamais un organe vital.
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Dans la même œuvre

C'est toujours un problème avec les religions. Elles sont des pratiques sociales permettant de forger et de consolider les communautés. Elles sont ensuite des systèmes de domination. Pour quelques chanceux qui sauront les transcender elles pourront être un chemin.
Les riches du XXI e siècle n'ont ni manières ni éducation. Jamais ils n'ouvrent un livre, ne possèdent pas de bibliothèque. Tout ce qu'ils savent, c'est le prix des choses. Alors, ils se couvrent jusqu'à l'asphyxie d'effets de marque. Quoi qu'ils fassent, on les reconnaît. Ils parlent, marchent, agissent comme ce qu'ils sont. Des gens trop vite passés de la nature au lit king size, du bain dans l'eau sale du marigot aux remous du jacuzzi
Ce qui se passe entre deux personnes qui s'abandonnent totalement l'une à l'autre est au delà de la chair. C'est un acte spirituel.
Lorsque le mal se présente à la porte des demeures, il a toujours la courtoisie d'attendre qu'on le convie à prendre place.
Le jeunesse de ce pays, celle du continent même, se cherche des mentors. Elle ne trouve, pour l'inspirer, que des morts qui n'auraient su quoi faire en ce siècle de grandes angoisses et de petites espérances. Ces héros furent surtout de beaux parleurs. Ils ne laissèrent que des discours, ce que fit croire à beaucoup que parler était agir.