La République existe encore, mais ta vie rouge, ô peuple, ne court plus dans ses veines.

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L'audace est la splendeur de la foi. C'est pour avoir osé que le peuple de 1789 domine les sommets de l'histoire, c'est pour ne pas avoir tremblé que ce peuple de 1870-71 qui eut de la foi jusqu'à en mourir.
Ta doctrine politique n'est que vent et fumée si elle ne renouvelle les doctrines sociales. Autant vaudrait planter un arbre les racines en l'air.
Car nous n'avons plus le temps d'être jeunes. Soyons vieux à vingt-cinq ans, si nous ne voulons pas être serfs à trente.
Le paysan n'a besoin que de garanties individuelles, il les possède. Le prolétaire ne peut vivre que par des garanties collectives n'étant individuellement qu'un atome devant l'industrie, il ne vaut que par sa masse.
Au feu maintenant ! Il ne s'agit plus de crier Vive la République ! mais de la vivre !
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Ta doctrine politique n'est que vent et fumée si elle ne renouvelle les doctrines sociales. Autant vaudrait planter un arbre les racines en l'air.
La souveraineté du peuple, la souveraineté de la loi, telles sont les deux bases sur lesquelles on asseoit la République.
Ah ! c'est qu'il était plus facile de les mitrailler que de les instruire.
Les maux de la résistances sont grands, je le sais, mais de la résignation ne sont-ils pas mille pire !
C'est le rôle du représentant de formuler dans une loi claire et pratique, en tenant compte des faits actuels, des situations acquises, toutes choses qui réclament de l'habilité et des connaissances spéciales peu communes.