La réponse absurde se distingue de la fausse en ce qu'elle ne procède d'aucune tentative de raisonnement.

À lire aussi de Daniel Pennac

Je n'ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n'a pu m'empêcher de finir un roman que j'aimais.
Tout le mal qu'on dit de l'école nous cache le nombre d'enfants qu'elle a sauvé des tares, des préjugés, de la morgue, de l'ignorance, de la bêtise, de la cupidité, de l'immobilité ou du fatalisme des familles.
Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilatent le temps de vivre.
Nous autres «pédagogues» sommes usuriers pressés. Détenteurs du Savoir, nous le prêtons contre intérêts. Il faut que ça rende. Et vite! Faute de quoi, c'est de nous-mêmes que nous doutons.
Il n'y a pas de faibles, il n'y a que des gens qui ne veulent pas ce qu'ils veulent.
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Dans la même œuvre

Une année entière pour retenir la lettre «a». ... Le désert de mon ignorance commençait au-delà de l'infranchissable «b».
Si l'on guérit de la cancrerie, on ne cicatrise jamais tout à fait des blessures qu'elle nous infligea.
Toutes les Juives ne sont pas mères, mais toutes les mères sont juives.
La naissance de la délinquance, c'est l'investissement secret de toutes les facultés de l'intelligence dans la ruse.
Ce qui fait l'attrait de la bande? S'y dissoudre avec la sensation de s'y affirmer. La belle illusion d'identité! Tout pour oublier ce sentiment d'étrangeté absolue à l'univers scolaire, et fuir ces regards d'adulte dédain.