C'est en se tenant assez longtemps à la surface irisée que nous comprendrons le prix de la profondeur.
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La poétique de Shelley est une poétique de l'immensité bercée. Le monde est pour Shelley un immense berceau - un berceau cosmique - d'où, sans cesse, s'envolent des rêves.
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À lire aussi de Gaston Bachelard
Les rêveries de la volonté ouvrière aiment les moyens autant que les fins.
Dans la contemplation, l'être rêvant apprend à s'animer de l'intérieur, il apprend à vivre le temps régulier, le temps sans élan et sans heurt. C'est le temps de la nuit.
La devise du mollusque serait alors: il faut vivre pour bâtir sa maison et non bâtir sa maison pour y vivre.
L'opinion pense mal ; elle ne pense pas : elle traduit des besoins en connaissances. En désignant les objets par leur utilité, elle s'interdit de les connaître.
Dans la même œuvre
Il faut que l'imagination prenne trop pour que la pensée ait assez.
Allons chercher nos images dans l'oeuvre de ceux qui ont le plus longuement rêvé et valorisé la matière: adressons-nous aux alchimistes.
Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton.
L'homme en tant qu'homme ne peut vivre horizontalement. Son repos, son sommeil est le plus souvent une chute.
Le verbe n'est-il pas la première allégresse? La parole a une tonicité si elle espère.