La réalité est souvent plus incroyable que la fiction. Tout le monde, un jour, s'en aperçoit.
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La pizza est un plat qui se venge froid.
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À lire aussi de Jean-Marcel Erre, dit J.M. Erre
Un journal intime est toujours lu comme le reflet sincère de la pensée de son auteur. C'est pourquoi cette forme d'écriture est particulièrement prisée par ceux qui ne veulent pas que l'on connaisse leurs pensés.
Que peut-on faire contre quelqu'un qui a décidé de commettre un acte gratuit, sans mobile apparent ? Admettons qu'une personne vous choisisse, vous, au hasard, et qu'elle décide de bouleverser votre existence. Rien ne lui sera plus facile. Chaque être qui croise notre route, même le plus insignifiant, tient notre destinée entre ses mains. Sans en avoir conscience, heureusement. Ce serait une pensée trop grisante.
Et ben dis donc, j'ai bien fait de ne jamais ouvrir un livre de ma vie ! Je savais bien que la lecture, c'était dangereux !
Qu'importe la vérité pourvu qu'elle convienne à ceux qui la cherchent.
Dans la même œuvre
Chaque phrase prononcée faisait de moi le suspect idéal. Le pire, c'est que je m'en rendais compte. Si j'avais dû me juger, je me serais condamné.
Au fond qu'est-ce qu'un moment d'humiliation dans une vie ? Qui s'en souviendra dans cinquante ans ?
Un journal intime n'est pas écrit pour soi mais pour un lecteur à venir, un homme ou une femme que l'on cherche à séduire ou à convaincre.
Nous sommes tous d'une crédulité confondante. Pourquoi ? Parce que l'essentiel pour nous, ce n'est pas ce que dit notre interlocuteur mais le coefficient de crédibilité que nous lui affectons inconsciemment. Le résultat ? Le conditionnement de nos pensées.
La caractéristique la plus remarquable du suspense, ce n'est pas le plaisir qu'il est susceptible de procurer, mais bien son potentiel de frustration. Il n'y a rien de plus désagréable pour un lecteur de roman qui a cherché sa voie dans le mystère que de devoir se satisfaire, lors du dénouement, d'une explication bancale qui tombe à plat.