Le calcul des probabilités, appliqué à la mortalité humaine, aux risques maritimes, aux cas d'incendie ou d'inondation, a donné naissance à une science nouvelle qui n'est encore qu'à son berceau : celle des assurances. Le calcul des probabilités, appliqué à la vie des nations, aux cas de guerre ou de révolution, est le fondement de toute haute politique. Selon que ce calcul est rigoureux ou faux, approfondi ou dédaigné, la politique est glorieuse ou funeste, grande ou petite. Gouverner, c'est prévoir. Ne rien prévoir, ce n'est pas gouverner, c'est courir à sa perte.
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La paix et la liberté sont les deux moitiés inséparables d'un entier dont je regrette d'être, dans la pressé française, l'unique représentant.
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À lire aussi de Emile de Girardin
L'instruction est à l'homme ce que la charrue est à la terre.
Les affaires du pays, ce sont les affaires du pauvre, car lorsque les affaires du pays languissent, le pauvre est le premier qui en souffre. Le riche est au pauvre ce que la goutte d'eau est au verre qu'elle fait déborder : avant que le verre déborde, il faut qu'il soit plein.
Les meilleures choses ne sont bonnes qu'à la condition de les préserver de l'abus. Chauffée à un certain degré, ce n'est plus la vitesse, c'est la mort que donne la machine à vapeur.
La liberté n'est pas la vérité, mais elle est le chemin le plus droit et le plus court qui y mène.
Dans la même œuvre
La liberté n'est pas à craindre tant qu'elle n'a pas à craindre pour elle-même.
La popularité est plus communément un écueil qu'une récompense.
La guerre est plus facile à déclarer que la paix n'est facile à organiser.
La paix ne naîtra que de la paix : non point de la paix conclue après une bataille, mais de la paix débattue sans bataille et érigée en victoire définitive de l'Idée sur le Sabre, selon la mémorable expression de Napoléon l.
La civilisation et la barbarie s'excluent : la barbarie, c'est la guerre; la civilisation, c'est la paix.