Les affaires du pays, ce sont les affaires du pauvre, car lorsque les affaires du pays languissent, le pauvre est le premier qui en souffre. Le riche est au pauvre ce que la goutte d'eau est au verre qu'elle fait déborder : avant que le verre déborde, il faut qu'il soit plein.

À lire aussi de Emile de Girardin

Sous tous les gouvernements, je me suis écrié : Il ne faut pas qu'on s'abuse! le temps n'appartient plus à la parole; il appartient à l'action. Il y a assez d'années qu'on discute, qu'on délibère et qu'on hésite ; il serait urgent d'essayer, de réaliser, d'oser.
Toutes les acclamations trop bruyantes sont de présage sinistre. Elles assourdissent, elles aveuglent, elles paralysent.... Elles font qu'on n'entend pas ce qu'il faudrait entendre, qu'on ne voit pas ce qu'il faudrait voir, qu'on ne fait pas ce qu'il faudrait faire !
La paralysie de la paix, c'est l'instabilité du pouvoir.
Le calcul des probabilités, appliqué à la mortalité humaine a donné naissance à une science nouvelle: celle des assurances.
L'absurdité a cela de bon, qu'elle se dément d'elle-même,
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Dans la même œuvre

La liberté n'est pas à craindre tant qu'elle n'a pas à craindre pour elle-même.
La popularité est plus communément un écueil qu'une récompense.
La guerre est plus facile à déclarer que la paix n'est facile à organiser.
La paix ne naîtra que de la paix : non point de la paix conclue après une bataille, mais de la paix débattue sans bataille et érigée en victoire définitive de l'Idée sur le Sabre, selon la mémorable expression de Napoléon l.
La civilisation et la barbarie s'excluent : la barbarie, c'est la guerre; la civilisation, c'est la paix.