La mort s'est jouée de lui. Elle l'a pris de plein fouet. Pour sa première charge. C'était un homme et il méritait mieux que cela.

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Les hommes ne sont rien. Et ne laissent aucune trace.
Les hommes ne sont beaux que des décisions qu'ils prennent.
Je croyais le monde dévasté, mais Vous me murmurez à l'oreille que ce n'est pas fini et que les hommes n'ont pas encore payé. Qu'ils périssent, Seigneur, s'ils Vous ont offensés.
C'était la main sèche de la malchance qui condamne, depuis toujours, des générations entières à n'être que des culs-terreux qui vivent et crèvent sous le soleil, dans ce pays où les oliviers sont plus choyés que les hommes.
Nous nous en remettons à Dieu parce que nous savons que nous ne pouvons pas compter sur nous. Nous serons sourds aux cris de nos camarades, et nous prions pour que Dieu ne le soit pas.
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Dans la même œuvre

Je ne pensais pas que la mort pouvait avoir le visage d'un gamin de dix-huit ans. Ce gamin-là, avec ses yeux clairs et son nez d'enfant, c'était ma mort.
Je suis sauf. Je pars pour Paris. Et à chaque seconde, à chaque mot que je prononce, les tranchées s'éloignent de moi un peu plus. Mais d'ou me vient, alors, cette indéfinissable envie de pleurer ?
Si on n'arrive pas à percer quand on se lève tous comme ça, si on ne passe pas quand on est des milliers à courir en gueulant, je me demande bien jusqu'où on reculera.
Je ne connais pas de Dieu, alors, à la vue de cette marée, j'ai recommandé les âmes de Messard, Castellac, Dermoncourt et Barboni à la terre. J'ai murmuré que c'étaient des hommes, qu'ils avaient saigné et qu'ils méritaient la paix.
Tire et tue. Plus que cette seule idée en tête. Sois rapide. Plus rapide que les autres. Tire et tue. Et ne fatigue jamais.