Tous nos chemins sont glissants. Mais, en même temps, tomber ne nuit pas trop - on se relève, on remonte, on revient !
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La mémoire de la vie des gens se conserve dans des parcelles séparées, chacune d'elles avec son émotion et sa coloration, je crois même qu'elles ne se mélangent pas. Raconter à la suite, en enfilade, ce n'est vraiment que pour les choses de peu d'importance.
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Mais penser à la personne qu'on aime, c'est comme vouloir rester au bord de l'eau attendre que le ruisseau apaisé veuille bien, un jour, s'arrêter de couler.
Le théâtre du monde : l'un sur le trône, les autres silencieux endoctrinés.
On tremble par amour ; mais que c'est par amour, également, qu'on se fait courage.
Mais la liberté - je parie - n'est encore que la joie d'un pauvre petit chemin, frayant entre les grilles d'énormes prisons.
Dans la même œuvre
On se recroquevillait dans le froid, on entendait la rosée, le bois plein de senteurs, le crépitement des étoiles, la présence des grillons et le poids des cavaliers. L'aube pointait, cette entre-lueur de l'aurore, quand le ciel blanchit. Et à mesure que l'air devenait gris, les contours des cavaliers, ce flou, se précisaient. Et pardonnez-moi de m'attarder à tant de détails. Mais aujourd'hui encore j'ai cette heure dans les yeux, tout cela si bon ; et, ce que c'est, c'est de la nostalgie.
Qui aime est toujours très esclave, mais ne se soumet jamais vraiment.
De chaque vécu que j'ai réellement passé, de joie forte ou de peine, je vois aujourd'hui que j'étais chaque fois comme s'il s'agissait de personnes différentes. Se succédant incontrôlées. Tel je pense, tel je raconte. Vous avez bien de la bonté de m'écouter. Il y a des heures anciennes qui sont restées beaucoup plus proches de nous que d'autres, de date récente. Vous le savez bien.
La vie est ingrate dans sa douceur; mais elle charrie l'espoir jusque dans le fiel du désespoir.
Venger, je vous le dis : c'est lamper froid le plat que l'autre a cuisiné trop chaud.