La liberté de pensée est absolue ou elle n'est rien.

À lire aussi de Luc Ferry

Il est inutile de se voiler la face : la parole politique est inaudible. Même juste à 100 %, ce n'est pas elle qui peut éclairer l'opinion publique qui n'éprouve plus que suspicion à son endroit.
Il est clair que les prétendues valeurs libérales conduisent en réalité à l'effondrement de toute valeur et que la société capitaliste est par excellence celle qui ne croit en rien, puisque la maîtrise du monde ne renvoie à rien d'autre qu'elle même.
Pour bien vivre, pour vivre libre, capable de joie, de générosité et d'amour, il nous faut d'abord et avant tout vaincre la peur - ou, pour mieux dire, «les» peurs, tant les manifestations de l'Irréversible sont diverses.
Les dieux sont sensibles, notamment lorsqu'il s'agit de féminité, aux imperfections liées à la finitude, sensibles au fait que la beauté des femmes est éphémère.
S'il nous faut accepter tout ce qui est comme il est, dans toute sa dimension tragique de non-sens radical, comment éviter l'accusation de complicité, voire de collaboration avec le mal?
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Dans la même œuvre

(Le) principe des principes constitutifs de l'humanisme moderne: celui du rejet des arguments d'autorité.
Le modèle de toute vérité se situe aussi dans la certitude absolue de la présence à soi de soi-même.
C'est dans l'homme, dans sa raison et dans sa liberté qui constituent sa dignité, qu'il faut fonder les principes du respect de l'autre, non dans une divinité.
La libre conscience ... s'accorde plus aisément aux principes généraux qu'aux interdits particuliers.
Toute situation peut, c'est vrai, déterminer. Aucune n'est à elle seule rigoureusement déterminante. A preuve l'existence, même marginale, de dissidents et de résistants dans tous les régimes totalitaires...