Il est inutile de se voiler la face : la parole politique est inaudible. Même juste à 100 %, ce n'est pas elle qui peut éclairer l'opinion publique qui n'éprouve plus que suspicion à son endroit.

À lire aussi de Luc Ferry

Si les hommes n'étaient pas en quelque façon des dieux, ils ne seraient pas non plus des hommes. Il faut supposer en eux quelque chose de sacré ou bien accepter de les réduire à l'animalité.
Les dieux sont sensibles, notamment lorsqu'il s'agit de féminité, aux imperfections liées à la finitude, sensibles au fait que la beauté des femmes est éphémère.
La liberté de pensée est absolue ou elle n'est rien.
S'il nous faut accepter tout ce qui est comme il est, dans toute sa dimension tragique de non-sens radical, comment éviter l'accusation de complicité, voire de collaboration avec le mal?
Pour bien vivre, pour vivre libre, capable de joie, de générosité et d'amour, il nous faut d'abord et avant tout vaincre la peur - ou, pour mieux dire, «les» peurs, tant les manifestations de l'Irréversible sont diverses.
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Dans la même œuvre

C'est un grand classique de la vie politique : la critique d'un gouvernement est infiniment plus audible que les réponses qu'il tente de donner.
Le jeunisme, c'est à dire l'idéologie qui consiste à dévaloriser le monde des adultes pour mieux sacraliser celui de l'enfance, est non seulement une imposture, mais une forme de défaitisme.