Les familles... Tant de variables, de parenthèses, de multiplications par des puissances, toutes ces complications, ce besoin constant d'être "en relation" avec tous les autres membres de cette famille, à n'importe quel moment, de jour comme de nuit, même en rêve. C'est comme recevoir en permanence des décharges électriques, ou vivre dans un éternel orage.
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La famille est une perpétuelle occurrence.
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À lire aussi de David Grossman
On pourra inventer n'importe quoi, mais nous continuerons à attacher nos lacets chaque matin en nous rappelant que nous sommes des hommes.
« Tu comprendras quand tu seras grand », manque-t-elle de dire. Au fond, c’est le contraire, elle le sait : Tu comprendras quand tu seras petit, quand tu redeviendras un enfant, conjurant les ombres menaçantes et les cauchemars par des pactes stupides, et peut-être que tout s’éclairera à ce moment-là.
Elle s'aperçut soudain que son fils était sa mémoire vivante, le réceptacle de ses souvenirs.
La meilleure manière de se faire respecter quelque part, c'est de ne pas y être, pas vrai ? Est-ce que ça n'a pas été la stratégie médiatique de Dieu pendant la Shoah ? Et le concept de la mort et tout ça, ça repose pas là-dessus ?
Dans la même œuvre
Je dis tout haut ce que tout le monde ne pense pas tout bas.
Il contra : A : à mon avis, l'amour est le sentiment le plus sain, le plus merveilleux et le plus pur qui soit. B : je ne peux pas arrêter de parler de mon amour pour toi, mon amour pour toi, mon amour pour toi...
Elle va poursuivre son récit, et puis ce sera terminé. Une histoire ne se prolonge pas indéfiniment. C'est seulement une histoire. Un mot après l'autre.
Elle était très jeune, ignorant que l'on pouvait faire l'amour dans les rires. Elle ne savait pas non plus que son corps était aussi insouciant, espiègle et joyeux.
Les promesses sont faites pour être tenues, pas vrai ? Il y aura toujours des imbéciles chez nous pour les conduire, ces camions, en échange de quelques billets, croyez-moi.