Je dis tout haut ce que tout le monde ne pense pas tout bas.
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« Tu comprendras quand tu seras grand », manque-t-elle de dire. Au fond, c’est le contraire, elle le sait : Tu comprendras quand tu seras petit, quand tu redeviendras un enfant, conjurant les ombres menaçantes et les cauchemars par des pactes stupides, et peut-être que tout s’éclairera à ce moment-là.
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Quand ils étaient enlacés, j'ai eu la conviction absolue, jusqu'au tréfonds de mon être, que même lorsque nous ne serions plus là, ils resteraient ensemble, que rien ne les séparerait, qu'ils ne s'éloigneraient jamais l'un de l'autre, ne deviendrait pas des étrangers, et se soutiendraient toujours en cas de besoin. Ils formeraient une famille, tu comprends ?
Pendant vingt-cinq ans, elle n’a cessé d’essuyer tout ce qui suintait de ses trois hommes, chacun à sa façon, ce qu’ils déversaient au fil des ans, jour après jour, dans le microcosme familial, c’est-à-dire en elle, car plus que chacun séparément ou les trois réunis, le microcosme familial c’était elle qui l’incarnait.
Les promesses sont faites pour être tenues, pas vrai ? Il y aura toujours des imbéciles chez nous pour les conduire, ces camions, en échange de quelques billets, croyez-moi.
Si l'on observe quelqu'un, n'importe qui, assez longtemps, on peut deviner les pires extrémités auxquelles il pourra se livrer dans sa vie
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Je dis tout haut ce que tout le monde ne pense pas tout bas.
Il contra : A : à mon avis, l'amour est le sentiment le plus sain, le plus merveilleux et le plus pur qui soit. B : je ne peux pas arrêter de parler de mon amour pour toi, mon amour pour toi, mon amour pour toi...
Elle va poursuivre son récit, et puis ce sera terminé. Une histoire ne se prolonge pas indéfiniment. C'est seulement une histoire. Un mot après l'autre.
Elle était très jeune, ignorant que l'on pouvait faire l'amour dans les rires. Elle ne savait pas non plus que son corps était aussi insouciant, espiègle et joyeux.
Les promesses sont faites pour être tenues, pas vrai ? Il y aura toujours des imbéciles chez nous pour les conduire, ces camions, en échange de quelques billets, croyez-moi.