Pourtant, il faut des gens pour l'habiter, ce monde. Des gens comme tous ceux que vous avez conduits jusqu'ici, qui ont bâti cette ville, tous ceux que vous avez amenés jusque dans les usines en jouant votre plus bel air de flûte, celui qui promettait une vie meilleure, « le bonheur au bout de la route », et que vous avez finalement abandonnés au bord du chemin comme l'animal de compagnie qui va gâcher les vacances.
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La culpabilité – le sentiment de mal faire – est un moteur presque aussi puissant que l'ambition – le sentiment de bien faire. L'Entreprise s'y connaissait en psychologie.
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La société japonaise est comme le pays, on est perché sur un volcan au milieu de l'océan, sur une île parcourue par des milliers de lignes de faille, et ça tremble, et ça craque de partout. Vous voulez connaître le pays, étudiez son sous-sol. Eh bien, c'est pareil pour la société.
Les êtres qui vous émeuvent déplacent quelque chose en vous. Ils vous transforment, ils vous rendent meilleur.
Il faudrait chaque jour se regarder, prendre le temps de s'observer nue comme si l'on venait de faire l'amour ou qu'on y était prête
Ça avance souvent comme ça, une enquête. Tu relies les petits points, tu plies selon les pointillés, ça finit par faire des motifs. Comme dans un roman.
Dans la même œuvre
Est-ce que le Paradis c'est toujours ce qu'on a perdu ?
La crise des subprimes et l'effondrement des banques, la chute qui s'en était suivie de l'industrie financée par le crédit n'avait fait que précipiter les choses, c'est toujours ce que font les crises.
Des bouquins, à quoi ça peut bien servir, à part à décourager d'un déménagement ?
La télé la nuit est comme ce coin de la ville, une sorte de ruine hantée dans laquelle errent des fantômes inutiles.
Ça avance souvent comme ça, une enquête. Tu relies les petits points, tu plies selon les pointillés, ça finit par faire des motifs. Comme dans un roman.