La crise, on la sent partout où on passe. Les gens ont de plus en plus de mal à venir aux concerts. La musique devient un luxe. Les disques se vendent dans des magasins de fringues, parce que ça fait chic...

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Une chanson, c’est des petites idées, des petites choses qu’on assemble. C’est pour ça que j’adore Georges Perros. Il ne s’occupait pas de la forme de son écriture. Mais par cela, il ne pouvait faire naître aucune inspiration post-mortem. Quand il est mort, il a laissé quoi ? Des dettes ! Moi, c’est la seule chose que je ne veuille pas qu’il m’arrive de façon posthume. Ce que je veux laisser, c’est des chansons à la SACEM pour le fiston….
La mélancolie, c'est communiste - Tout le monde y a droit de temps en temps - La mélancolie n'est pas capitaliste - C'est même gratuit pour les perdants.
J’aime bien quand les choses sont plus animales que cérébrales. Il ne faut pas que ça devient chiant. Si on n’est pas capable de décoincer à la seconde, c’est que ça ne vaut pas le coup.
Tu sais c'est con les jeux de balle - Quand on est à trois - Y'en a toujours un qui touche que dalle - Hormis peut-être des bouts de croix.
J’aime travailler l’écriture. Le fait de bosser de plus en plus pour les autres m’aide beaucoup. C’est un boulot un peu schizo, mais ça me fait avancer. Ça m’oblige à arrêter de tourner en rond autour d’une chanson nombriliste... En ce moment, j’ai l’impression d’entendre beaucoup de chansons françaises nombrilistes, au point d’avoir pris ça en horreur.
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J'ai décidé d'accepter que c'était mon job. Pendant longtemps, je me suis caché derrière les excuses, la fausse modestie, c'est infernal de faire ce métier sans aimer s'écouter.
Je fuyais le monde du travail. La vie de salarié, je n'en voulais plus. Je ne voulais surtout pas être raisonnable. Je voyais des enfants sages partout. Si on fait ce métier, c'est pour secouer le bocal.