Le danger, en tant qu'artiste solo, c'est de finir en chanteur tabouret, de capitaliser sur un ancien succès, de profiter de la fidélité du public français. Heureusement, il y a des exemples pour vieillir, des gens comme Bashung.
❧
Je fuyais le monde du travail. La vie de salarié, je n'en voulais plus. Je ne voulais surtout pas être raisonnable. Je voyais des enfants sages partout. Si on fait ce métier, c'est pour secouer le bocal.
◆
À lire aussi de Miossec
Une chanson, c’est des petites idées, des petites choses qu’on assemble. C’est pour ça que j’adore Georges Perros. Il ne s’occupait pas de la forme de son écriture. Mais par cela, il ne pouvait faire naître aucune inspiration post-mortem. Quand il est mort, il a laissé quoi ? Des dettes ! Moi, c’est la seule chose que je ne veuille pas qu’il m’arrive de façon posthume. Ce que je veux laisser, c’est des chansons à la SACEM pour le fiston….
La mélancolie, c'est communiste - Tout le monde y a droit de temps en temps - La mélancolie n'est pas capitaliste - C'est même gratuit pour les perdants.
Je suis plutôt du nord de Paris. Sans être fêtard, je suis surtout très fainéant et mes déplacements sont donc très limités. Je tourne dans un coin qui va de Pigale à la Place de Clichy.
La crise, on la sent partout où on passe. Les gens ont de plus en plus de mal à venir aux concerts. La musique devient un luxe. Les disques se vendent dans des magasins de fringues, parce que ça fait chic...
Dans la même œuvre
J'ai décidé d'accepter que c'était mon job. Pendant longtemps, je me suis caché derrière les excuses, la fausse modestie, c'est infernal de faire ce métier sans aimer s'écouter.
La crise, on la sent partout où on passe. Les gens ont de plus en plus de mal à venir aux concerts. La musique devient un luxe. Les disques se vendent dans des magasins de fringues, parce que ça fait chic...