La création, c'est l'inédit, l'unique. Certes, chaque personne est unique, mais rares sont celles qui en tirent les conséquences.

À lire aussi de Georges Picard

Le génial n'est-il pas, après coup, de l'absurde domestiqué ?
L'absurdité est infinie, c'est une hydre dont chaque bras arraché repousse presque aussitôt.
Pourquoi la beauté du diable paraît-elle plus aguichante que la sagesse des anges ? Je n'ai pas encore vu une représentation d'ange qui laisse supposer que l'intelligence de ces envoyés de Dieu dépasse le coefficient intellectuel moyen d'un élève de Sixième.
Parler long, c'était mener une guerre d'usure contre la résistance des idées difficiles. Mais dire court, c'était les saisir par surprise.
Sur dix idées publiques, huit ou neuf ont été imposées par matraquage. Seraient-elles vraies, nous ne les avons pas domestiquées nous-mêmes, ce sont elles qui nous ont assaillis de force. Comme disait un Ancien, un fou qui crie qu'il fait jour en plein jour n'en est pas moins fou. Répéter ce qui se dit, même si ce qui se dit est vrai, relève du simple psittacisme tant que l'on n'a pas décortiqué soi-même l'idée et essayé d'en vérifier le bien-fondé.
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Dans la même œuvre

Les moyens et la fin se conditionnent mutuellement dans l'écriture : style, vision du monde et tempérament sont les aperçus d'une même réalité, celle qui fait l'oeuvre et l'écrivain.
Le plus beau de l'écriture, c'est cette tension entre ce qui est écrit et ce qui est à écrire, c'est l'usage d'une liberté qui prend ses risques en laissant ses traces.
La critique est encore plus aisée que le prétend le proverbe, car c'est la forme ordinaire de l'estimation qui détermine nos goûts et nos dégoûts.
C'est une sottise de croire qu'un charme puisse naître d'une volonté.
C'est une sottise de croire qu'un charme puisse naître d'une volonté.