Notre temps n'est rien plus qu'un ombrage qui passe.
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Là nous n'avons besoin de parure nouvelle, - Car nous sommes vêtus de splendeur éternelle; - Nul de nous ne craint plus ni la soif ni la faim, - Nous avons l'eau de grâce et des anges le pain.
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L'homme est en proie à l'homme, un loup à son pareil.
Il ne sort des tyrans et de leurs mains impures - Qu'ordures ni que sang.
Les temples du païen, du Turc, de l'idolâtre, - Haussent au ciel l'orgueil du marbre et de l'albâtre. - Et Dieu seul, au désert pauvrement hébergé, - A bâti tout le monde, et n'y est pas logé!
J'aime à voir de beautés la branche déchargée - A fouler le feuillage étendu par l'effort - D'Automne, sans espoir leur couleur orangée - Me donne pour plaisir l'image de la mort.
Dans la même œuvre
Ce siècle, autre en ses moeurs, demande un autre style.
Cet épineux fardeau qu'on nomme vérité.
Cité ivres de sang, et encore altérées, - Qui avez soif de sang, et de sang enivrées, - Vous sentirez de Dieu l'épouvantable main: - Vos terres seront feu, et votre ciel d'airain.
Comme un nageur venant du profond de son plonge, - Tous sortent de la mort comme l'on sort d'un songe.
Criez après l'enfer: de l'enfer il ne sort - Que l'éternelle soif de l'impossible mort.