L'islam inculqué par ma grand-mère, l'éducation que j'ai reçue, tout cela est de moins en moins présent. Mais il n'a pas perdu. Car s'il a perdu, alors la bataille est perdue, et l'on dépose les armes. Il faut, au contraire, poursuivre le combat. En Tunisie, mon pays de naissance, il y a une capacité de résilience, de résistance. On a dit de ce pays qu'il était au bord du gouffre, qu'on dansait sur un volcan. Quand les islamistes gagnaient les élections, on pensait que c'était perdu. Or, à chaque fois, il y avait une petite flamme qui faisait que la situation se retournait. Les femmes ont joué un grand rôle, certes, mais toute la société civile a participé à ce sursaut. Cette nébuleuse qu'on appelle société civile prend ici tout son sens.

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Moi, ça me fait toujours rire les professionnels qui parlent au nom de tous les musulmans et qui parlent au nom de l'Islam. Pardonnez-moi monsieur mais je tiens à vous le dire, vous êtes une caricature, vous êtes une imposture! […] Vous ne représentez rien. Absolument rien! Qui peut parler au nom des musulmans? Personne, si ce n'est eux-mêmes. Ceux qui travaillent pour leur crèmerie, font leur miel sur l'Islam, ils ne représentent rien.
« Je suis Charlie », ce n'est pas une obligation, c'est une conviction. […] Être « Charlie », c'est défendre un bien précieux, la liberté d'expression, c'est la liberté de caricaturer, c'est la liberté de transgresser. C'est aussi l'héritage d'un certain esprit français.
L'enfant de Daech va avoir la possibilité d'une autre vie, pourra tenter de gommer les images noires enfouies dans sa mémoire, aura l'opportunité de reconstruire ce qui a été détruit en lui. Lena veut se persuader qu'il n'est jamais trop tard, que même un garçon ayant défilé et joué avec une kalachnikov peut être arraché au destin tracé par ses bourreaux. Si Zaïm arrive à être sauvé, alors Daech aura définitivement perdu la bataille idéologique... : l'école de la république doit vaincre celle du terrorisme.
La France n'est pas multiculturelle et ne peut l'être.
Dans mon livre, Amra, l'ex-djihadiste, dit à la journaliste : « Vos églises sont vides. On en arrivera à les récupérer pour les transformer en mosquées, ces mosquées pas assez nombreuses pour nos pratiquants. ». Elle ajoute : « Nous ferons plein d'enfants qui porteront notre religion avec fierté, comme un étendard. » En résumé, elle dit que la civilisation occidentale est foutue. Pour Houellebecq, Michel Onfray, et d'autres, c'est la fin programmée de la civilisation judéo-chrétienne. Je pense que les valeurs de cette civilisation ne sont pas sa faiblesse, son talon d'Achille, mais sa force
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Je suis musulmane mais j'adhère pleinement à la civilisation occidentale.
La fiction permet d'aller plus loin dans les sentiments, dans la contradiction des sentiments.
Je ne veux pas employer les mots « amalgame », « stigmatisation », car je les déteste. Il faut remettre en cause la manière dont, aujourd'hui en France, l'islam est pratiqué, il faut débattre de sa compatibilité avec les valeurs de la République. Si on souscrit à ce que dit Houellebecq, la sanction tombe. Et après, on fait quoi ? Si l'islam est dangereux, alors changeons de religion. Ce n'est pas possible. Je ne suis pas résignée.
Dans mon livre, Amra, l'ex-djihadiste, dit à la journaliste : « Vos églises sont vides. On en arrivera à les récupérer pour les transformer en mosquées, ces mosquées pas assez nombreuses pour nos pratiquants. ». Elle ajoute : « Nous ferons plein d'enfants qui porteront notre religion avec fierté, comme un étendard. » En résumé, elle dit que la civilisation occidentale est foutue. Pour Houellebecq, Michel Onfray, et d'autres, c'est la fin programmée de la civilisation judéo-chrétienne. Je pense que les valeurs de cette civilisation ne sont pas sa faiblesse, son talon d'Achille, mais sa force
Pour Houellebecq, Michel Onfray, et d'autres, c'est la fin programmée de la civilisation judéo-chrétienne. Je pense que les valeurs de cette civilisation ne sont pas sa faiblesse, son talon d'Achille, mais sa force. Un exemple concret : Arnaud Beltrame. On a dit qu'il s'était sacrifié. C'est tout l'inverse. C'est une véritable mission, une mission de vie. Il a opposé au terrorisme un vrai projet, un projet de spiritualité.