L'hygiène sanitaire ne va pas sans hygiène mentale.

À lire aussi de Amélie Nothomb

Ecrire ? Ne soyez pas vulgaire, je vous prie. Il n'y a pas plus commun qu'écrire. Aujourd'hui, le moindre footballeur écrit.
C'est une vérité peu connue : les bijoux, pour rester magnifiques, ont besoin d'être portés très souvent. Et quand je dis portés, cela signifie aimés.
Mais la sagesse des autres n'a jamais servi à rien. Quand arrive le cyclone - la guerre, l'injustice, l'amour, la maladie, le voisin -, on est toujours seul, tout seul, on vient de naître et on est orphelin.
On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses.
Les gens qui aiment sont toujours intarissables sur l'objet de leur amour.
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Dans la même œuvre

(Elle) se mit à tapoter, avec une vitesse fulgurante, sur sa calculette dont elle n'avait même pas besoin de regarder le clavier.
Aussi longtemps qu'il existerait des fenêtres, le moindre humain de la terre aurait sa part de liberté.
Les employés de Yumimoto, comme les zéros, ne prenaient leur valeur que derrière les autres chiffres. Tous, sauf moi, qui n'atteignais même pas le pouvoir de zéro.
Mon tonneau des Danaïdes ne cessait de se remplir de chiffres que mon cerveau percé laissait fuir.
Malgré sa relative ascension professionnelle, il était un Nippon parmi des milliers, à la fois esclave et bourreau maladroit d'un système qu'il n'aimait sûrement pas mais qu'il ne dénigrerait jamais, par faiblesse et manque d'imagination.