Tout indiscret est superficiel et vulgaire: le médisant ajoute la malveillance à la vulgarité.
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L'homme d'expérience est celui qui a pris la mesure des choses, l'homme sans expérience celui qui les mesure sur ses illusions.
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À lire aussi de Charles Dollfus
Le doute est le crépuscule de l'esprit; mais il y a le crépuscule qui annonce le jour et la lumière, et celui qui n'est que le jour s'évanouissant dans les ténèbres.
J'aperçois trois sortes de plaisirs: les plaisirs nobles, les plaisirs ignobles, les plaisirs frivoles.
L'enthousiasme et l'indignation se tiennent de près; on ne s'indigne que lorsqu'on est susceptible de s'enthousiasmer.
Qui s'indigne contre les hommes, au fond les respecte encore: Alceste, le misanthrope, aime l'homme, et c'est pour cela qu'il déteste les hommes.
Dans la même œuvre
S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.