Mais les gens désespérés ne se rencontrent pas. Ou peut-être au cinéma. Dans la vraie vie, ils se croisent, s'effleurent, se percutent. Et souvent se repoussent, comme les pôles identiques de deux aimants.
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L'écriture est pour moi un territoire retranché. Mais c'est aussi ce qui la rend si dangereuse. Et peut-être qu'un jour, je n'aurai plus la force d'écrire.
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À lire aussi de Delphine de Vigan
La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l'enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière.
Il l'aimait avec ses doutes, son désespoir, il l'aimait depuis le plus sombre de lui-même, au coeur de ses lignes de faille, dans la pulsation de ses propres blessures. Il l'aimait avec la peur de la perdre, tout le temps.
Je suis fière qu'elle ne me traite pas comme une gamine parce que je sais bien ce que ça signifie, et la différence qu'il y a avec d'autres mots pour dire la même chose et que les mots ont leur importance et leurs nuances.
Elle aimait prolonger cet état de latence, d'engourdissement, ne rien prévoir, laisser aller les choses comme elles venaient, accueillir l'étirement du temps.
Dans la même œuvre
Nous portons tous la trace du regard qui s'est posé sur nous quand nous étions enfants ou adolescents. Nous la portons sur nous, oui, comme une tache que seules quelques personnes peuvent voir.
Rares sont les gens qui posent les vraies questions, celles qui importent.
J'étais une petite fille é-mot-ive, à laquelle il manquait donc des mots.
Les vrais élans créateurs sont précédés par une forme de nuit.
En tout cas, que le roman soit certifié par le réel ne le rend pas meilleur.