Je n’aimais pas ces passages en coup de vent qui limitaient mes échanges, faisaient parfois bégayer les gens en ma présence ou les rendaient silencieux parce qu’ils ne savaient plus trop comment rester eux-mêmes. C’est pour cela que j’allais souvent vers eux pour les prendre dans mes bras afin de ralentir le temps, d’abolir la distance, de rappeler que nous étions tous des êtres de chair.
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L’échec est un sentiment, bien avant d’être une réalité. C’est le fruit de la combinaison entre la vulnérabilité et le manque de confiance en soi, qu’aggrave ensuite, souvent délibérément, la peur.
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Chacun d’entre nous vit des situations plus ou moins difficiles, mais il est essentiel de savoir les remettre en perspective.
En écoutant Barack, j’ai commencé à comprendre que sa vision de l’espoir dépassait largement la mienne. Se sortir de l’ornière était une chose. Essayer de combler l’ornière elle-même en était une autre.
Ça fait mal de vivre après la mort de quelqu'un. Ça fait mal, c'est tout. Ça fait mal de longer un couloir, d'ouvrir le frigo. Ça fait mal d'enfiler ses chaussettes, de se brosser les dents. La nourriture n'a pas de goût. Les couleurs sont ternes. La musique fait mal, les souvenirs aussi. Vous regardez quelque chose que vous trouvez beau, d'habitude -un ciel qui s'empourpre au coucher du soleil, une aire de jeux remplie d'enfants-, et ça ne fait qu'aggraver votre sentiment de perte. Le chagrin peut être tellement solitaire.
Il existe une vieille maxime dans la communauté noire : « Il faut être deux fois meilleur pour aller deux fois moins loin ». En tant que première famille afro-américaine à la Maison-Blanche, nous étions perçus comme des représentants des Noirs américains. La moindre erreur de jugement serait amplifiée, dramatisée.
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Je crois que devenir ne signifie pas atteindre une destination ou un objectif donné. Je vois plutôt cela comme un mouvement qui porte vers l’avant, un moyen d’évoluer, une façon d’aspirer en permanence à s’améliorer. Le voyage n’est pas terminé.
Je n’aimais pas ces passages en coup de vent qui limitaient mes échanges, faisaient parfois bégayer les gens en ma présence ou les rendaient silencieux parce qu’ils ne savaient plus trop comment rester eux-mêmes. C’est pour cela que j’allais souvent vers eux pour les prendre dans mes bras afin de ralentir le temps, d’abolir la distance, de rappeler que nous étions tous des êtres de chair.
Personne ne reprochait à Barack d’avoir l’air trop sérieux, de ne pas sourire assez. Mais, puisque j’étais une épouse et non une candidate, on attendait sans doute de moi un peu plus de légèreté, de frivolité.
Mon objectif avait toujours été de voir au-delà de mon quartier – de regarder droit devant moi et de triompher. […] Mais, en écoutant Barack, j’ai commencé à comprendre que sa vision de l’espoir dépassait largement la mienne. Se sortir de l’ornière était une chose. Essayer de combler l’ornière elle-même en était une autre.
Mon expérience m’avait appris que, lorsque quelqu’un s’intéresse sincèrement à votre éducation et à votre développement, ne serait-ce qu’en vous donnant dix minutes de son emploi du temps surchargé, c’est important. C’est surtout important pour les femmes, pour les membres des minorités, pour tous ceux que la société ignore trop facilement.