Ça fait mal de vivre après la mort de quelqu'un. Ça fait mal, c'est tout. Ça fait mal de longer un couloir, d'ouvrir le frigo. Ça fait mal d'enfiler ses chaussettes, de se brosser les dents. La nourriture n'a pas de goût. Les couleurs sont ternes. La musique fait mal, les souvenirs aussi. Vous regardez quelque chose que vous trouvez beau, d'habitude -un ciel qui s'empourpre au coucher du soleil, une aire de jeux remplie d'enfants-, et ça ne fait qu'aggraver votre sentiment de perte. Le chagrin peut être tellement solitaire.

À lire aussi de Michelle Obama

Barack et moi avons été élevés en partageant nombre de valeurs identiques : tu travailles dur pour ce que tu veux dans la vie ; ta parole t'engage et tu fais ce que tu as promis de faire ; tu traites les gens avec dignité et respect.
Je voulais Barack pour notre famille. Tous les autres semblaient le vouloir pour notre pays.
Ça pompe de l’énergie d’être le seul Noir dans une salle de cours ou l’un des rares non-Blancs à passer une audition pour une pièce ou à être admis dans une équipe de sport. Prendre la parole dans ces conditions et imposer sa présence exige un effort supplémentaire et une solide confiance en soi.
Chaque femme qui a voté contre Hillary Clinton a voté contre sa propre voix.
Les gens puissants rassemblent les autres. Et c’est ce dont nous avons besoin chez la personne qui sera élue à la présidence. Nous avons besoin de quelqu’un qui sera une force unificatrice pour le pays. Nous avons besoin de quelqu’un qui soignera les blessures qui nous divisent, quelqu’un qui se préoccupera vraiment de nous et de nos enfants, quelqu’un avec de la force et de la compassion pour faire avancer le pays.
Toutes les citations de Michelle Obama →

Dans la même œuvre

Je crois que devenir ne signifie pas atteindre une destination ou un objectif donné. Je vois plutôt cela comme un mouvement qui porte vers l’avant, un moyen d’évoluer, une façon d’aspirer en permanence à s’améliorer. Le voyage n’est pas terminé.
Je n’aimais pas ces passages en coup de vent qui limitaient mes échanges, faisaient parfois bégayer les gens en ma présence ou les rendaient silencieux parce qu’ils ne savaient plus trop comment rester eux-mêmes. C’est pour cela que j’allais souvent vers eux pour les prendre dans mes bras afin de ralentir le temps, d’abolir la distance, de rappeler que nous étions tous des êtres de chair.
Personne ne reprochait à Barack d’avoir l’air trop sérieux, de ne pas sourire assez. Mais, puisque j’étais une épouse et non une candidate, on attendait sans doute de moi un peu plus de légèreté, de frivolité.
Mon objectif avait toujours été de voir au-delà de mon quartier – de regarder droit devant moi et de triompher. […] Mais, en écoutant Barack, j’ai commencé à comprendre que sa vision de l’espoir dépassait largement la mienne. Se sortir de l’ornière était une chose. Essayer de combler l’ornière elle-même en était une autre.
Mon expérience m’avait appris que, lorsque quelqu’un s’intéresse sincèrement à votre éducation et à votre développement, ne serait-ce qu’en vous donnant dix minutes de son emploi du temps surchargé, c’est important. C’est surtout important pour les femmes, pour les membres des minorités, pour tous ceux que la société ignore trop facilement.