L'avantage d'être pauvre, c'est qu'on peut toujours s'enrichir.

À lire aussi de Miguel Bonnefoy

Au pied d'un escalier, un mendiant solitaire tenait un écriteau : « Contribuez au patrimoine de la misère.»
La littérature devait aussi bien représenter ceux qui ne la lisent pas, pour exister comme l'air et comme l'eau, et toujours autrement.
Personne n’apprend à dire qu’il ne sait ni lire ni écrire. Cela ne s’apprend pas. Cela se tient dans une profondeur qui n’a pas de structure, pas de jour. C’est une religion qui n’exige pas d’aveu.
Il tomba par hasard sur une allégorie de la littérature et découvrit qu’on la représentait comme une grande dame drapée de soieries, muette et blanche, une lyre à la main devant une assemblée de marbre. ... Il pensa que la littérature ne pouvait pas ressembler à cette image éloignée des femmes. La littérature devait tenir la plume comme une épée ... dans une lutte obstinée pour défendre le droit de nommer, pétrie dans la même glaise, dans la même fange, dans la même absurdité que ceux qui la servent.
Il le dit comme on donne de l’eau à un autre homme, non pas parce qu’on en a, mais parce qu’on connaît la soif.
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Libre, elle n'était fidèle qu'à la liberté.
Son baiser prit une couleur d’or et de miel. A son parfum, il reconnut les notes vanillés de l’ananas, ses lèvres exhalant des fraîcheurs herbacées et des saveurs d’agaves, comme une longue traînée de braise, et la chaleur de celles qui ont une flamme à la place du cœur.
La canne à sucre, c’est comme l’espoir. Il faut la brûler pour qu’elle repousse avec plus de force.
La main qui toucha sa tempe lui fit l'effet d'une boussole sur un navire perdu dans une tempête.
Elle considérait qu'une femme cultivée ne pouvait pas être soumise, et ne cherchait pas tant à briller qu'à affirmer sa liberté.