Il le dit comme on donne de l’eau à un autre homme, non pas parce qu’on en a, mais parce qu’on connaît la soif.

À lire aussi de Miguel Bonnefoy

Je pensai à la jungle comme écriture. Je m’interrogeai s’il existait, entre la sève et l’encre, le même apprentissage qui lie le doute et la certitude. Émerveillé de tout, enivré de rien, là explosait la respiration des feuilles, la couleur des pastèques, les pages de la jungle qui n’ont pas de grammaire et qu’on cherche, pourtant, sans cesse à traduire.
La littérature devait aussi bien représenter ceux qui ne la lisent pas, pour exister comme l'air et comme l'eau, et toujours autrement.
Visiblement, nous vivons dans un monde où toutes les races ne peuvent cohabiter.
Les peuples reprennent leur dignité à la hache, car c'est à la hache qu'elle leur a été amputée.
Libre, elle n'était fidèle qu'à la liberté.
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Dans la même œuvre

Ils voulaient construire un moulin alors qu’ils interdisaient le vent.
De gros nuages se fendaient en bosses et protubérances. Les formes étaient courbes, galbées, bombées comme des jarres, suspendues comme des coraux, pleines de veinures secrètes, tout obéissait à des emblèmes féminins. Elle confirma à cet instant que le nom du ciel ne pouvait pas être masculin.
Visiblement, nous vivons dans un monde où toutes les races ne peuvent cohabiter.
L'absence de piété fut sa dévotion.