L’aube spongieuse et molle était trouée par moments de louches passées de lumière, qui boitaient sur les nuages bas comme le pinceau tâtonnant d’un phare.

À lire aussi de Julien Gracq

J'appris par les journaux qu'un bolide avait traversé le ciel de la Loire et semblait s'être abîmé à une centaine de kilomètres en mer.
Cette chose plus compliquée et plus confondante que l'harmonnie des sphères: un couple.
Une lueur froide et minérale décapait les contours des arêtes de pierre dure.
Une extraordinaire enfance semblait sourdre sur ses traits de toutes les meurtrissures creusées par la fatigue et l’insomnie, et un sentiment exalté de victoire m’envahit soudain : ce visage que j’emportais dans mon songe vivait comme il n’avait jamais vécu.
Vanessa m’emportait dans la nuit légère. Je me rassemblais en elle. Je la sentais auprès de moi comme le lit plus profond que pressentent les eaux sauvages, comme au front le vent emportant de ces côtes qu’on dévale les yeux fermés, dans une remise pesante de tout son être, à tombeau ouvert. Je me remettais à elle au milieu de ces solitudes comme à une roue dont on pressent qu’elle conduit vers la mer.
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Le monde fleurit par ceux qui cèdent à la tentation.
Le texte certifiait le caractère pacifique du porteur et, en l'accréditant, priait expressément qu'on lui accordât les égards et le traitement officiel réservés aux parlementaires de guerre.
Un nouveau clivage social prenait vie sous son regard.
Une lueur froide et minérale décapait les contours des arêtes de pierre dure.
Le rassurant de l'équilibre, c'est que rien ne bouge. Le vrai de l'équilibre, c'est qu'il suffit d'un souffle pour faire tout bouger.