La voie du thé est un culte fondé sur l'adoration du beau jusque dans les occupations les plus triviales de la vie quotidienne.
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L'art n'a de valeur - ne l'oublions pas - que dans la mesure où il nous parle.
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Notre dieu est grand et l'argent est son prophète. Pour ses sacrifices, nous dévastons la nature entière. Nous nous vantons d'avoir conquis la matière et nous oublions que c'est la matière qui a fait de nous ses esclaves.
Tous les autels, les uns après les autres, se sont écroulés sous nos yeux; un seul demeure, éternel, celui sur lequel nous encensons notre idole suprême - nous-mêmes. Notre dieu est grand et l'argent est son prophète.
L'art de la vie consiste en une réadaptation constante au milieu. Le taoïste accepte le monde tel qu'il est et, contrairement aux confucianistes et aux bouddhistes, s'efforce de trouver de la beauté dans notre monde de malheurs et de tracas.
Aimons davantage les anciens, mais copions-les moins ! Si les Grecs ont été grands, dit un adage, c'est qu'ils ne se sont jamais inspirés de leurs propres anciens.
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L'on inculque au peuple non point la véritable vertu, mais une manière de se comporter convenablement.
Nos normes morales sont nées des besoins passés de la société, mais la société est-elle vouée à demeurer éternellement la même ? L'observance de règles communes implique le sacrifice constant de l'individu à l'Etat.
Le thé n'a ni l'arrogance du vin ni l'affectation du café - et encore moins l'innocence minaudière du cacao.
Aimons davantage les anciens, mais copions-les moins ! Si les Grecs ont été grands, dit un adage, c'est qu'ils ne se sont jamais inspirés de leurs propres anciens.
En art, la vanité est tout aussi fatale au sentiment de communion, qu'elle soit le fait de l'artiste ou celui du public.