La voie du thé est un culte fondé sur l'adoration du beau jusque dans les occupations les plus triviales de la vie quotidienne.

À lire aussi de Okakura Kakuzo

Nous entretenons notre conscience, parce que nous avons peur de dire la vérité aux autres; nous nous réfugions dans l'orgueil, parce que nous avons peur de nous dire la vérité à nous-mêmes.
Pourquoi les hommes et les femmes aiment-ils tant à se faire remarquer? N'est-ce pas un instinct qui leur vient des jours d'esclavage?
Le thé n'a ni l'arrogance du vin ni l'affectation du café - et encore moins l'innocence minaudière du cacao.
Nous écoutons l'inexprimé, nous contemplons l'invisible.
L'art aujourd'hui est celui qui nous appartient réellement; il est notre propre reflet. Le condamner, c'est nous condamner nous-mêmes. Le passé peut bien regarder avec pitié la pauvreté de notre civilisation; l'avenir rira de la stérilité de notre art.
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Dans la même œuvre

L'on inculque au peuple non point la véritable vertu, mais une manière de se comporter convenablement.
Nos normes morales sont nées des besoins passés de la société, mais la société est-elle vouée à demeurer éternellement la même ? L'observance de règles communes implique le sacrifice constant de l'individu à l'Etat.
Le thé n'a ni l'arrogance du vin ni l'affectation du café - et encore moins l'innocence minaudière du cacao.
Aimons davantage les anciens, mais copions-les moins ! Si les Grecs ont été grands, dit un adage, c'est qu'ils ne se sont jamais inspirés de leurs propres anciens.
En art, la vanité est tout aussi fatale au sentiment de communion, qu'elle soit le fait de l'artiste ou celui du public.