L'amour filial est terrifiant : son but est la séparation.

À lire aussi de Grégoire Delacourt

Il aimait ses failles de porcelaine. Ses chutes. Toutes ces choses brisées à l'intérieur, comme chez lui. Ces choses peut être, comme l'écrivait Follain, qui attendent que les délivre une écriture.
J'ai vu ces années sur son visage, j'ai vu le temps qui nous éloigne de nos rêves et nous rapproche du silence.
Il n'y a que dans les livres que l'on peut changer de vie. Que l'on peut tout effacer d'un mot. Faire disparaître le poids des choses. Gommer les vilénies et au bout d'une phrase, se retrouver soudain au bout du monde.
Elle gardait les mots en elle, comme s'ils étaient rares. Nous conjuguions le silence elle et moi: regards, gestes, soupirs en lieu et place de verbes, sujets, compléments.
Je lui avais beaucoup pardonné parce que l'amour demande beaucoup de pardons.
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Dans la même œuvre

On doit apprendre à écouter, et non seulement ses mots, mais son corps, sa vitesse, sa force, sa faiblesse et ses silences qui déséquilibrent; on doit perdre un peu de soi pour se retrouver dans l'autre.
Il aimait ses failles de porcelaine. Ses chutes. Toutes ces choses brisées à l'intérieur, comme chez lui. Ces choses peut être, comme l'écrivait Follain, qui attendent que les délivre une écriture.
Le silence aussi possède la violence des mots.
Le sucre fait grossir et fondre la douleur.
L'amour filial est terrifiant; son but est la séparation.