L'amour est une preuve que nous ne percevons la réalité qu'à travers le filtre de nos fantasmes ; pis, il démontre que la réalité n'est pas grand-chose.

À lire aussi de Eric-Emmanuel Schmitt

C'est bon la haine, c'est chaud, c'est solide, c'est sûr. A l'opposé de l'amour, on ne doute pas, dans la haine.
La caractéristique des hommes, c'est qu'ils refusent leur destin. Ils préfèrent leur liberté.
Les hommes gardent les portes de la société, qui engendre des morts et développe la haine. Les femmes gardent les portes de la nature, qui fabrique de la vie et exige de l'amour.
« La gloire va mieux aux morts, me disait-il souvent, c'est un vêtement d'emprunt, elle rend les vivants ridicules. » Ce ridicule lui aura été épargné car il s'est éteint presque pauvre, riche de l'estime de quelques-uns, entouré par notre amour et notre confiance.
Hitler est à la fois à l'extérieur et à l'intérieur de moi. A l'extérieur dans un passé accompli, dont il ne reste que des cendres et des témoignages. A l'intérieur, car c'est un homme, un de mes possibles, et je dois pouvoir l'appréhender.
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Dans la même œuvre

L'amour échappe à la logique, n'appartenant ni aux raisonnements, ni aux preuves, ni à la vérité.
Si l'amitié est le mouroir de l'amour, je hais l'amitié.
La jalousie ne constitue pas une manifestation de l'amour mais la forme exacerbée du sentiment de propriété.
Le dégoût est l'une des formes de l'obsession : on préfère y penser avec malaise que ne pas y penser.
Seule la peau sépare l'amour de l'amitié. C'est mince.