Je veux beaucoup plus m'occuper de ma vie personnelle, de ma vie privée, tourner moins de films qu'avant.
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Je vivais avec Alain Delon. Mais je n'étais finalement pas la mère dont un homme comme lui avait peut-être besoin, pas la femme qui lui repriserait ses chaussettes, lui préparerait à manger et l'attendrait à la maison. J'étais une actrice et je voulais travailler. Pour la première fois de ma vie, le succès d'un autre me rendait jalouse.
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Je l'aime mon métier et il m'aide.
A dix ans, je n'étais pas Sissi, à dix-huit ans, beaucoup moins encore. Je me sentais étiquetée. Et rien n'est plus dangereux pour une actrice (...). Personne ne voulait croire que je pouvais faire autre chose. Je devais jouer le rôle d'une princesse dans ce film, puis dans un autre encore. Je me suis défendue contre le deuxième Sissi et j'en ai pourtant tourné un troisième. Pourquoi ? Je ne savais tout simplement pas comment me libérer de tous mes liens, personnels et professionnels. J'étais assez désespérée.
Pour le public, je m'appelais « Sissi », pour les producteurs, j'étais l'incarnation vivante de la douce et innocente altesse impériale (...). Je semblais être seule à le savoir : je n'étais pas Sissi. J'ai interprété Sissi, mais je ne ressemblais absolument pas, dans la vie, à ce personnage légendaire. A dix ans, je n'étais pas Sissi, à dix-huit ans, beaucoup moins encore
Ma mère ne voulait pas me laisser faire ce métier, mais plus tard elle ne m'a pas empêchée. J'espère pouvoir arrêter au juste moment.
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La camaraderie qui unit une équipe pendant toute la durée d'un tournage, au-delà des couches sociales, donne souvent l'illusion d'une amitié et d'une proximité, qui s'arrêtent net sitôt le film achevé. Dès le clap de fin donné, on se retrouve avec l'impression d'assister à son propre enterrement.
Ce n'est pas que je déteste les hommes, mais ils nous découragent trop.
J'ai été très seule dans ma vie. Et j'ai beaucoup pleuré.
Pour le public, je m'appelais « Sissi », pour les producteurs, j'étais l'incarnation vivante de la douce et innocente altesse impériale (...). Je semblais être seule à le savoir : je n'étais pas Sissi. J'ai interprété Sissi, mais je ne ressemblais absolument pas, dans la vie, à ce personnage légendaire. A dix ans, je n'étais pas Sissi, à dix-huit ans, beaucoup moins encore
A dix ans, je n'étais pas Sissi, à dix-huit ans, beaucoup moins encore. Je me sentais étiquetée. Et rien n'est plus dangereux pour une actrice (...). Personne ne voulait croire que je pouvais faire autre chose. Je devais jouer le rôle d'une princesse dans ce film, puis dans un autre encore. Je me suis défendue contre le deuxième Sissi et j'en ai pourtant tourné un troisième. Pourquoi ? Je ne savais tout simplement pas comment me libérer de tous mes liens, personnels et professionnels. J'étais assez désespérée.